vendredi 16 janvier 2009

Mots d'hier


Il y a un peu plus de quinze ans, j'ai traversé une petite crise de déprime. Ma vie, comme celle de tant d'autres, est ainsi faite : "De désespoirs en feux de joie"
Lors de ces périodes où je me trouvais au creux de la vague, j'ai écrit mes doutes, mes tristesses, mes états d'âme.
J'ai retrouvé quelques-uns de ces textes. Je vais vous les livrer petit à petit en tentant d'alterner avec des petites "chroniques" humoristiques car il n'est pas nécessaire de s'appesantir sur le blues. L'actualité, hélas, se charge suffisamment de nous attrister au quotidien.

De désespoirs
En feux de joie
L'homme traverse la vie
Comme sur un immense jeu de l'oie
Il ne sait où le mènera le chemin
Ainsi mystère est le destin
Fera-t-il un arrêt sur la case sourire 
Ou sombrera-t-il dans celles des délires
Il passe de l'une à l'autre
Pansant ses blessures
Ou savourant ses bonheurs
De plus en plus fort parfois
De plus en plus fragile aussi
L'homme traverse la vie
De désespoirs en feux de joie.
27/04/90

mercredi 14 janvier 2009

Rendez-vous

Ceci est une fiction. Toute personne qui se reconnaîtrait dans ce tableau parfois peu valorisant serait victime d'un fâcheux hasard....


Allo ?... Bonjour ! ....
Oui, ça va !
Ce soir ? Je... oui..., mais, non... Pas de problème. Oui, c'est ça, à ce soir !

Le téléphone à peine raccroché, le cri a fusé :
Yessss...!!!
Trois pas de danse, une pirouette et bing ! un coup dans l'angle du meuble (un bleu à la hanche !).
Et là, d'un seul coup, l'angoisse...!
"Qu'est-ce que je vais mettre...???
Un rendez-vous, c'est super, mais il faut que je sois au top !
Vite, j'ouvre la penderie en grand et... c'est le désespoir !
Jupe ou pantalon ?
Jupe ! Avec un joli petit collant qui mettra en valeur le galbe de mes mollets (eh, eh...).
La noire ? Un peu stricte ? La beige ? Je ne rentre plus dedans : + 6OOg, c'est pas rien ! (voir "Thriller in the bathroom")
La rose à fleurs ? N'importe quoi ! On est en janvier. C'est plus d'saison !
Voyons les pantalons....
J'enfile le noir. Ca n'ira pas. L'électricité statique me colle déjà le tissu à la peau.
Je retire le pantalon noir et enfile le marron. Oh, non ! Il est décoloré au niveau des poches et ça se voit !
Le kaki ? Mais qu'est-ce que je vais mettre en haut ? Col roulé marron ? Tristounet ! Noir ? Idem !
Un chemisier ? Avec le troisième bouton ouvert sur un décolleté vertigineux ? Waouhhhh !
Bon d'accord ! 90 A c'est pas très vertigineux, mais on peut rêver quand même, non ?
Celui-là n'est pas mal... Oh, c'est vrai ! Le sort s'acharne ! Il est légèrement déchiré à l'épaule et ça se voit.
Le noir en voile ? Mmouais....????
Je reprends l'essayage : retirer le chemisier abîmé, enfiler le noir, passer à l'inspection devant le miroir...
Ca va pas, ça va pas !
C'est triste tout ça !
Il reste le grand classique : le jean avec le chemisier noir ! Non, le blanc ! Ou le col roulé noir sous le top gris ?
Et le gilet ? Qu'est-ce que je vais mettre comme gilet ?
Celui-là ? Il manque deux boutons.
L'écru ? Il est trop épais et je ne pourrai pas enfiler mon manteau..
Donc, pas de gilet !
J'enfile le jean, ou plutôt, j'essaye d'enfiler le jean...
C'est un remake de la pub Contrex : je suis obligée de m'allonger sur le lit pour remonter la fermeture Eclair (+ 600g bis...)
De nouveau en position verticale, le miroir (aussi impitoyable que la balance) me renvoie l'image de deux horribles bourrelets qui s'échappent de part et d'autre de la ceinture...
Vite, vite, cacher tout ça ! Le noir (amincissant) sera le bienvenu !
Pull noir, surmonté du chemisier noir que je laisserai ouvert...
Pas gai, mais on peut appeler ça du "camouflage artistique"...
Tout est bon pour paraître plus mince.
Je me regarde dans la glace. C'est nul !
Maquillage ? Il faut que j'attire les regards sur mes yeux...marron !!! Tu parles d'une originalité !
Bon, ça ne vaut pas le coup. De toute façon, je suis plutôt du genre naturel...
Et si je mettais un petit collier pour égayer le tout ? Bonne idée !
Le vert ? Le bleu ?
Quelle galère !
Sur le lit, s'entassent en vrac 3 jupes, 3 pantalons, des sous-pulls, des chemisiers, des gilets (j'ai rien à m'mettre...) et quelques bijoux de pacotille
Je suis découragée. Je me sens trop moche....

Allo, John ?
Je suis désolée... Je ne vais pas pouvoir venir ce soir... J'ai une migraine terrible...
Oui, oui, j'ai pris quelque chose.
Oui, oui, je vais me coucher et me reposer....
Merci. Oui, on se verra plus tard...

J'ai raccroché.
J'ai envie de crier :
Mais quelle idiote !!!!

lundi 12 janvier 2009

Pour Bigornette

Un voile, une brume
Un nuage en mon coeur
Un rideau d'amertume
Une tristesse à cette heure
Complice de mes matins
Tu t'effaces en douceur
Je ne te lirai pas demain
En moi quelques pleurs
Avec toi c'était chouette
Partager sourires et amitié
C'était virtuel certes
Mais plein de sincérité
Reviens vite en nos chaumières
Le coeur léger et l'âme heureuse
Notre fidélité n'est pas éphémère
De ton bien-être sommes soucieuses
A bientôt "Amie-net"
Merci pour tout Bigornette

samedi 10 janvier 2009

J'ai un problème

Il m'arrive quelque chose de bizarre mais que j'ai souvent constaté...
Lorsque je vaque allègrement (?!) à mes obligations ménagères, que je tonds la pelouse (pas en ce moment, non merci !), que je me promène (comme hier avec mon petit-fils), des mots innombrables défilent dans ma tête. Les idées se bousculent, les images se superposent. Des multitudes de réflexions (fort intelligentes, ma foi ;-) philosophiques, parfois..) m'assaillent. Je crée des contes originaux, des romans extraordinaires. Je deviens poète et les rimes fusent en mon âme frappée par la grâce... ;-)
Comme je le dis souvent, j'aimerais qu'à ce moment mon cerveau soit relié à une imprimante pour fixer en jolis petits caractères ces instants malheureusement éphémères. J'imagine alors le long ruban de papier blanc qui me suivrait au milieu de la pelouse ou dans les chemins de randonnée où j'aime traîner mon coeur d'incorrigible rêveuse...
Mais, voilà, j'ai un problème !
Mes pas à peine stoppés, le moteur de ma tondeuse à peine coupé, mon neurone qui avait si bien travaillé refuse la fonction "imprimer". 
 J'ai beau lutter, reprendre le fil de mes pensées, rien n'y fait, j'ai tout oublié !!! 
Comme lorsque mon ordinateur me joue des tours et efface le long courrier que je venais de taper, il ne me reste que mes yeux pour pleurer...
Enfin, n'exagérons rien ! J'enrage plus que je ne pleure mais je suis terriblement triste et déçue, persuadée que jamais je ne retrouverai la spontanéité généreusement offerte par le ronron de ma Honda rouge (auto-tractée, 1 bougie, 1 cylindre, pas de V8... restons simple !...)
C'est ce qui m'est arrivé hier au cours de ma balade alors que je poussais le vélo de mon petit-fils (vélo : mamy-poussé, 55 bougies... !) 
Plein d'idées parties en fumée, ou tout au moins en soupirs quasi désespérés.
Il ne me restait que le souvenir des quatre premiers vers et une idée générale que je n'ai pas réussi à retransmettre correctement sur le papier, aussi je vous demande humblement de me pardonner la banalité du texte qui va suivre :

C'est un petit bonhomme
Haut comme trois pommes
Qui me mène par le bout du coeur
Pour mon plus grand bonheur
Quand avec lui je me balade
C'est chaque fois une sérénade
Des plus beaux sourires
Offerts par les passants
Qui ne lisent que plaisir
Dans le visage d'un enfant
Si tous les gens de la terre
Savaient ainsi s'épanouir
Y aurait-il ces guerres 
Qui tuent à n'en plus finir
Elle est si courte la vie
Qui nous est confiée
Pourquoi se battre ainsi
Et la dévaster
Les rêves de paix sont illusoires 
Pourtant j'aimerais tant y croire
A l'aube de cette nouvelle année
C'est tout ce que je peux souhaiter.




mardi 6 janvier 2009

Quelques mots


Quelques mots pour faire le point
Recette du jour pour mots d'humour
Rien que des petits riens
Petites choses roses
Ou moroses
Du gris ou du bleu
Vous n'y verrez que du feu
Mots d'humour et maux d'humeur
Selon le temps selon le vent
Selon les jours
D'humour et d'amour
D'humeur et de heurts
Des mots et des points
Un tréma quelquefois
Et sur un réflexe
Accent circonflexe
Juste une exclamation
Que tout le monde circule
Point virgule

vendredi 2 janvier 2009

Paris by night

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir ma photo : Paris lumière, Paris en fête, Paris confettis et serpentins...




Poème

Dans son blog, Bigornette (voir mes bonnes adresses) propose des jeux d'écriture. Celui proposé aujourd'hui m'a beaucoup plu : écrire selon ce que nous inspire une douce musique des Andes.
J'ai laissé mon crayon noircir quelques lignes sur mon petit cahier avant de tapoter sur mon clavier et je lui ai envoyé ceci :

J'ai recueilli les larmes de l'oiseau
M'en suis fait collier de perles d'eau
J'ai recueilli les plumes de l'oiseau
M'en suis fait un chaud manteau
J'ai recueilli les notes de l'oiseau
M'en suis fait voix de soprano
Et pour le remercier
Sur son bec ai déposé
Un doux et chaste baiser
Alors l'oiseau roitelet
Ses ailes a déployé
Et dans le ciel envolé
En aigle s'est métamorphosé

Vous pensez que j'ai rêvé ?
Non, je dis la vérité
Car sur mon oreiller
Une petite plume ai trouvé