lundi 3 janvier 2011

Il était une fois Geneviève Bon...

Aujourd'hui, Ste Geneviève, je vais vous raconter une histoire, une longue histoire....
J'espère que cette tranche de vie ne vous ennuiera pas trop et que vous aurez la patience de la lire jusqu'au bout, en plusieurs fois peut-être...

Vous vous rappelez quand, en quinze minutes, il nous avait fallu lister les auteurs qui nous avaient marqués...?
Dans ma liste, j'avais nommé -tout comme ma fille Astheval - Geneviève Bon.
Certains d'entre vous s'étaient interrogés sur cet auteur peu connu, voire inconnu...
J'ai donc décidé de vous parler de cette femme qui a accompagné de son amitié plusieurs années de ma vie.

Le début de mon récit se situe en 1987. Abonnée alors à France Loisirs, je feuilletais mon catalogue quand un livre attira soudain mon attention. Je devrais dire : quand le nom de l'auteur attira mon attention...
Geneviève Bon ! Des souvenirs de ma collègue me revenaient en mémoire... Geneviève ! Ecrivain !
Quelle surprise... !
Aussitôt j'écrivis aux éditions Robert Laffont, où le livre était édité, pour leur demander l'adresse de ma copine. La réponse arriva quelque temps plus tard assortie d'un refus, mais l'éditeur me proposait néanmoins de lui confier un courrier qu'il se chargerait de transmettre sans, évidemment, garantir de réponse en retour...

Je rédigeai donc une lettre à l'intention de Geneviève dans laquelle je lui rappelai nos discussions autour d'un café noir dans le bar "La Baraka" à Bezons, puis, un sourire aux lèvres, je lui reparlai de cette anecdote : je lui avais prêté un matelas pneumatique qui malheureusement était percé et qu'elle avait été obligée de regonfler plusieurs fois dans la nuit... ;-)

Inutile de vous dire à quel point j'étais excitée à l'idée que ma lettre parvienne à Geneviève et qu'elle s'amuse tout comme moi de ces souvenirs. J'avoue que j'avais cependant un petit doute... Geneviève était-elle bien "ma" Geneviève et aurait-elle gardé un souvenir de moi...???  Il faut avouer que nos routes ne s'étaient croisées que le temps d'un stage de trois mois...

C'est plusieurs semaines plus tard qu'une enveloppe postée de Montpellier et à l'écriture inconnue m'est parvenue...
Ci-dessous un extrait du courrier...



Oups !.... Je m'étais trompée... Geneviève n'était pas "ma" Geneviève, mais elle avait eu la gentillesse de me répondre. Je me devais de répondre à mon tour, ce que j'ai fait en m'excusant d'avoir usé du "tu" comme si nous nous connaissions...

A cette époque, je n'avais pas l'assurance que donnent les échanges bloguesques aujourd'hui. Si quelques copinautes conservent le vouvoiement, j'avoue pour ma part user et abuser du "tu" avec beaucoup de facilité et de plaisir aussi...


Ces premiers échanges ont été suivis de nombreux autres.
Comme tout était différent d'aujourd'hui...
Une "vraie" lettre se préparait, se peaufinait. Il fallait s'appliquer pour que l'écriture soit belle, ne pas faire de ratures, ni de fautes... Il fallait trouver une enveloppe, un timbre... Parfois faire peser la lettre car bavarde à l'oral, je le suis aussi sur le papier et les feuilles 21X27 se succédaient ... Il est plus rare aujourd'hui de rédiger de telles lettres...

Au fil des mois, nos échanges sont devenus plus amicaux, plus profonds, plus complices...
J'attendais impatiemment les lettres de Geneviève. Je crois qu'elle appréciait les miennes aussi.
Quand je lui demandai pourquoi elle écrivait, elle me répondit ceci.

"J'écris parce que j'aime écrire...


Bien sûr j'ai acheté tous ses livres. Elle m'en a offert beaucoup aussi.
Romancière de talent, Geneviève qui avait été reçue par Bernard Pivot dans son émission "Apostrophes" pour "La saison des bals" était aussi poète. Elle a publié 6 romans et 2 recueils de poésie :
- Eté de cendres (1985)
- Traversée du désir (1986)
- La saison des bals (1988)
- La poupée du loup (1990)
- Chronique d'un été sans orage (1992)
- L'année du bonheur (1994)
et
La Vénitienne (Seghers 1990)
D'amour et de terre (L'Harmattan 1996)

Geneviève me racontait la joie et le stress de l'écriture et de la sortie d'un roman, elle me disait ses bonheurs et ses inquiétudes de femme, de mère de famille... Ses lettres dont le papier sentaient le tabac et le parfum me ravissaient.
Un jour alors que j'assistais en Normandie à un concert en plein air, un effluve de parfum m'atteint et mit aussitôt un nom à mes lèvres... Ce parfum... J'étais certaine qu'il s'agissait du même que celui de Geneviève.
Aussitôt je lui racontai cette "rencontre" étonnante...
Quelques jours plus tard, elle m'envoyait un flacon de son parfum...

Sa générosité était immense et la disponibilité dont elle savait faire preuve pour répondre à mes questions, à mes angoisses aussi était exceptionnelle. Elle savait que ma fille aînée avait des problèmes de santé et se souciait toujours de son état. Le jour où, enfin, mon aînée a pu se débarrasser du corset qui la contraignait et la blessait depuis tant d'années, Geneviève s'est associée à notre joie en lui faisant parvenir un magnifique bouquet de fleurs...

Nous avons correspondu pendant 10 ans sans jamais passer au tutoiement... Parfois Geneviève me disait "Sautez dans un train et venez..."
Je n'ai jamais osé le faire et je le regrette amèrement aujourd'hui. Je prétextais le travail, les enfants, l'éloignement... J'avais un peu peur, je n'étais pas indépendante... Depuis, j'ai pris de l'assurance et certaines d'entre vous savent que je ne crains plus les rencontres avec des inconnues... ;-)


Au dos d'une carte de voeux, Geneviève me proposait une nouvelle fois d'aller la voir...


Un jour, Geneviève m'a annoncé qu'elle était malade, très malade. Elle souffrait d'une tumeur au cerveau. Toujours, elle me disait "C'est très grave, mais ce n'est pas cancéreux". Elle m'a raconté ses chimios, ses cheveux qui tombaient. Elle gardait force et courage et trouvait toujours un mot gentil pour parler d'autre chose que sa maladie.
Son courage pour lutter contre cette "saloperie" n'a pas suffi.

Un triste jour de juillet 1997 j'ai reçu dans ma boîte à lettre une enveloppe cernée d'un liseré gris.


Il n'est pas utile que je vous raconte la peine que j'ai eue à ce moment-là....
Dans l'enveloppe, il y avait ce poème de Geneviève


Ce très long article était un hommage à mon amie disparue. Elle me manque encore aujourd'hui...

N'hésitez jamais à dire à vos amis et à vos proches que vous les aimez, n'hésitez pas comme moi à sauter dans un train...

La vie est courte.... Sachez profiter de chaque instant...

jeudi 30 décembre 2010

Déjà 2011...

La roue tourne... Nous voilà déjà à l'aube de l'année 2011....

Je vous souhaite bien des merveilles...

J'espère que vous trouverez un bel équilibre...

... que la vie vous emportera vers des horizons souriants...

... qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous dire de jolis mots d'amour : je t'aime, un peu, beaucoup...

... que vous passerez de chaleureux et agréables moments en famille ou entre amis...

... que des milliers de fleurs égaieront votre coeur...

Je vous souhaite tout le bonheur du monde

Et comme le dit toujours mon amie Vivi...


Bises à tous et bonne année 2011 !!!



mercredi 22 décembre 2010

Bientôt Noël !

Paris, Noël 2008

Le 25 approche et je ne sais pas si vous êtes comme moi... mais... j'ai quelques problèmes avec le temps...
Non, non... pas de problèmes avec la météo, mais plutôt avec un certain sablier dont les grains semblent s'écouler beaucoup plus vite que d'habitude...
Je vois les jours défiler, les heures et les minutes fondre à toute vitesse, et je n'arrive pas à freiner les aiguilles du temps qui se jouent si bien de moi...

Les annonces de nouveaux articles s'entassent dans ma boîte à lettres sans que je trouve un moment pour aller régulièrement vous lire et commenter.
Ma liste de choses à faire s'allonge et je suis encore incapable de dire précisément ce que je vais préparer pour mon repas de Noël.
C'est-la-pa-ni-que !!!
Bon, je vais m'en sortir... En général, le stress me motive, l'adrénaline me stimule... ;-)

Donc, le temps passe. Vous ne me direz pas le contraire, j'en suis sûre....
Il passe même si vite que j'ai (presque) l'impression que c'est hier que cette petite fille de 5 ans posait, cartable à la main, aussi fière qu'intimidée, à côté du Père Noël....

Aujourd'hui, c'est à cette mini-Oxygène que je laisse le soin de vous souhaiter un très, TRÈS JOYEUX NOËL !

Soyez heureux et profitez bien de votre famille !

r

samedi 18 décembre 2010

Des jours et d'autres...


Comme un peu partout dans le nord-ouest, la neige a envahi nos paysages... Les flocons qui descendent du ciel en silence, dans un joyeux ballet ininterrompu me confinent à l'intérieur et me laissent vivre un rôle qui me convient lorsqu'il fait froid : celui de marmotte... ;-)

J'ai garni de graines, de pain sec et de margarine la mangeoire où les petits oiseaux viennent se restaurer.



Le verdier et le rouge-gorge nous rendent de fréquentes visites.

La grive mauvis s'approche un peu moins et gonfle ses plumes pour lutter contre le froid.

 La pie rentre la tête dans ses épaules.

C'est déjà l'hiver et je me souviens d'autres jours où la douceur et le soleil berçaient nos journées...


Les quatre chats de Vivi quémandaient caresses et câlins......

... et je m'amusais de voir les furets se balader dans le lierre au pied d'un olivier.


C'est au cours de ces joyeuses journées ensoleillées que j'ai eu le plaisir d'assister à une étonnante répétition de Roméo et Juliette.

Je vous offre ces quelques images, volées au cours de la répétition de ce spectacle qui, j'en suis certaine, aura eu, le soir de la représentation, un succès mérité...

Les comédiens, Tatache et Billy se préparent....

Sourcils froncés, Jeff, le metteur en scène demande le silence...

Juliette, alias Tatache, patiente à la fenêtre...

Yoda, le pompier de service veille...

"Avec Yoda, bon le spectacle sera..."

Je n'étais plus en Corse lors de la  représentation, mais je suis sûre que, si les demandes sont nombreuses, les acteurs accepteront de rejouer la pièce préparée cet automne.

Si vous souhaitez assister à une nouvelle et exceptionnelle soirée il ne vous reste plus qu'à faire vos réservations auprès de Vivi... ;-))))

dimanche 12 décembre 2010

Une de mes madeleines...



Je suis toujours à la recherche de l'inspiration... mais après la petite énigme à laquelle vous avez été nombreux à participer, il faut bien que je passe à autre chose....

Il y a quelque temps, j'avais écrit un court texte qui correspond tout à fait à mon humeur du moment et si vous avez du temps vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil ici...
Mais quoiqu'il en soit, il faut avancer et j'ai envie aujourd'hui de vous raconter une de mes madeleines de Proust, comme on dit si bien...

Il y a quelques jours nous avons reçu un couple d'amis avec leur maman que je ne connaissais pas. J'ai, durant la soirée, beaucoup discuté avec elle, apprenant que dans sa vie de jeune femme elle avait été modiste...
Quel joli métier !
Vous imaginez.... Créer des petits bibis pour les élégantes....
Il est rare maintenant de porter le chapeau en dehors des cérémonies ou à des occasions comme le 25 novembre où on fête les catherinettes comme nous en a si joliment parlé Michelaise...
Mais il faut avouer que les femmes d'hier étaient bien belles et très féminines avec leurs beaux chapeaux. J'ai retrouvé une photo de la tante de mon compagnon, également modiste. Cette tante Irène est bien jolie, vous ne trouvez pas ...?!



Toujours est-il qu'au cours de notre soirée entre amis, au nom de "modiste" les souvenirs ont afflué en ma mémoire....

Un 4 octobre, mes parents se sont mariés... Ce même jour, des amis de mes grands-parents se mariaient également...

Mes grands-parents maternels

Si mes parents n'avaient qu'une vingtaine d'années à l'époque, ce couple d'amis convolait en justes noces à plus de 50 ans. En effet ils s'étaient rencontrés très tard, ayant consacré leur vie à soigner leurs parents respectifs.
Mademoiselle Simon, devenue madame Duprey, travaillait alors comme modiste pour le grand magasin "Le Printemps" de Paris. Elle vendait aussi ses créations sur le marché de Levallois-Perret.

Ma grand-mère et son amie madame Duprey

Régulièrement mes parents recevaient ce couple d'amis et pour nous, les enfants, c'était toujours un peu la fête... Madame Duprey qui n'avait jamais eu d'enfants nous gâtait en nous apportant de menues choses qui valaient pour nous de véritables trésors : des coquillages que son neveu lui avait envoyés de Nouméa, des rubans, des cartes postales et autres babioles sans valeur mais qui pour nous, bien rangés au fond d'une petite boîte, constituaient notre caverne d'Ali-Baba.
De gauche à droite, maman portant ma petite soeur dans les bras, ma grand-mère paternelle, madame Duprey, la modiste, et mes grands-parents maternels.


Mais il y avait aussi -et c'était incontournable- le paquet de gâteaux Paille d'Or... Quel régal et quel souvenir... Je ne peux voir un paquet de gaufrettes à la framboise sans retrouver la petite silhouette fragile de madame Duprey (qui arrivait toujours chapeautée) et celle, élancée, de son mari.


Monsieur Duprey a vécu jusqu'à 100 ans et 6 mois...
Dans leur appartement de Montrouge, il nous a souvent fait la démonstration de sa bonne santé en faisant des tractions avec une barre installée entre les montants d'une porte et son grand plaisir était aussi de nous "parler" anglais...
 Ils avaient l'habitude de passer des vacances à Jersey et à table, sous nos yeux ébahis d'enfants, il nous nommait les objets avec un accent qui ferait peut-être sourire aujourd'hui : spoon, knife...
Ils étaient adorables. Je les aimais beaucoup et ils font vraiment partie de mon enfance...

J'ai d'autres images, d'autres senteurs qui me renvoient inévitablement en enfance :
- Les troènes en fleurs et leur parfum, c'est la rue de Villerville où nous jouions enfants pendant les vacances.
- L'odeur de ma Ricoré du matin me ramène également à Villerville lorsque nous descendions prendre le petit déjeuner. L'odeur de chicorée embaumait alors la cuisine de madame Oubril.
- Et puis les barres chocolatées que mon oncle Sylvain nous rapportait à chaque visite à la maison. Des Nuts achetés sans aucun doute dans un café/tabac car je n'ai pas oublié leur goût de fumée de cigarette très caractéristique...

Il y a d'autres souvenirs sûrement, d'autres moments, où un petit rien suffit pour faire un tilt dans ma mémoire... , mais ce serait trop long...

Et vous ?

Que diriez-vous de me raconter, de nous raconter votre madeleine de Proust....

Essayez de jouer le jeu et plongez dans vos souvenirs. J'ai hâte de vous découvrir un peu plus...

Cartes postales anciennes scannées -ainsi que les photos de famille- par mon père qui a participé activement à la recherche d'images pour me permettre d'illustrer cet article.
Un grand MERCI à toi papa !


Je ne résiste pas au plaisir d'ajouter cette photo du mariage de mes grands-parents. Mes parents se sont pris au jeu de cet article et c'est maman qui a retrouvé et vient de m'envoyer cette photo aux nombreuses têtes chapeautées. MERCI maman !



J'ajoute à cette petite page de souvenirs, le joli texte que Vivi m'a envoyé dans un com. Elle l'avait fait paraître sur son blog, mais vous ne l'aviez peut-être pas lu... 
Merci Vivi pour ces beaux souvenirs de modiste...

L’ atelier de la Modiste

Rue Royale, il y a un magasin attirant. Une belle modiste y expose de jolis chapeaux posés sur des pieds noirs en bois tourné.
Des bibis à voilette, des coiffes en tulle.
Des chapeaux de pailles tressées garnis de fleurs ou de fruits.
Des toques en fourrure, des cloches en feutre.
Des voiles de mariée et leur diadèmes de princesses. Des crêpes pour les deuils.
Dans l’air, flotte un parfum de muguet.
L’endroit est meublé avec goût.
Des psychés font face à deux jolies coiffeuses Napoléon III. les chaises sont assorties. Un canapé, des bergères en velours bleu-roi. Des petites tables rondes, des revues de mode, des bonbonnières, des napperons crochetés, des bouquets de fleurs en soie. Aux murs des gravures reproduisant les roses de Redouté. Cette pièce ressemble à un boudoir.
Tout respire la femme et sa coquetterie.
Au fond de la boutique, un paravent chinois camoufle une porte donnant sur l’atelier.
Groupées autour d’un Godin pour ne pas avoir froid aux doigts. Dans une odeur de vernis, de colle et de café réchauffé. Quatre ouvrières et une apprentie travaillent sur des calottes en bois.
Sur ces billes représentant une tête, elles placent des garnitures sur des bases en graminées séchées recouvertes de tissus.
L’une pose des plumes, la seconde arrange des fleurs et des feuilles, la troisième passe un ruban. L’apprentie aide la quatrième, elles attachent un oiseau stylisé sur une grande capeline
En hiver, elles confectionnent les chapeaux d’été. L’été elles cousent les chapkas et les bérets.
Il y a des commodes avec de grands tiroirs remplis de fournitures, des rubans, des aiguilles, des boutons, des bobines de fils, des fanfreluches diverses.
La vie n’est pas facile pour la jeune apprentie, elle est souvent considérée comme la bonne à tout faire. Elle travaille six jours sur sept. Parfois la modiste lui demande de venir le dimanche matin, avant la messe, pour balayer, ranger et faire le ménage. Elle doit arriver avant les ouvrières. En hiver elle nettoie et allume le feu.
Ensuite elle prépare la soupe au thym et à l’ail. Ce breuvage a des qualités appréciées de toutes et surtout de la patronne. Il protége ses filles des angines, grippes, bronchites et autres problèmes intestinaux.
L’été elle prépare la « surette » c’était un potage rafraîchissant à base d’oseille, de pain, d’œuf et de crème fraîche que les ouvrières boivent goulûment en pestant contre le soleil qui les brûle au travers de la verrière.
Elle apprend à façonner les formes. Elle amidonne les étoffes, repasse les feutrines ou les dentelles. Elle coud les perles ou les plumes sous l’œil attentif et pas toujours gentil de l’ainée des ouvrières qui se prend pour la « chef ».
La modiste l’envoie faire des livraisons. Elle aime ces courses. Cela change des travaux ingrats.
Toutes les bourgeoises de la ville portent des chapeaux. Elles laissent souvent un sou dans la main de la petite.
La jeune fille s’arrête à l’épicerie et s’offre quelques friandises.
Sur le chemin du retour. Elle rêve à son avenir. Elle a la tête pleine de projets.
L’année prochaine elle commencera à travailler réellement sur les chapeaux, elle connaîtra tous les stades de la confection. Quand elle se sentira prête. Elle demandera la permission de passer le concours de l’atelier. Elle fabriquera le plus original, le plus monumental chapeau pour les Catherinettes. Il sera tellement beau qu’il sera exposé en vitrine. Elle deviendra première ouvrière. Elle recevra un bon salaire.
Elle économisera. Elle achètera un atelier. Elle deviendra célèbre. Ses chapeaux coifferont les plus belles femmes du monde entier.
Dans l’atelier de ses rêves il n’y a pas d’hiver.
La route n’enseigne pas ce qui l’attend à l’arrivée...
Vividecateri


















lundi 6 décembre 2010

Réponse à l'énigme en pays blanc


Il y a quelques jours, faute d'inspiration, je vous ai soumis une énigme.....  


Vous avez été nombreux à jouer le jeu et vous n'imaginez pas à quel point vos propositions m'ont fait plaisir et m'ont fait rire...
Quel acharnement dans la recherche... Quelle volonté... Je me demande si dans votre situation j'aurais fait autant d'efforts....
En tout cas, ça a été un vrai bonheur de découvrir vos différents coms, jour après jour, et je vous remercie d'avoir si gentiment participé...

Les jours passant, je ne voyais que deux personnes seulement à féliciter pour avoir frôlé de très, très près, la solution : Ma fille Astheval et la fille de mon amie Michelaise, Koka.
Je me disais que les jeunes cerveaux sont vraiment plus aptes que nous "les anciens" (avec nos idées préconçues) à découvrir les réponses aux questions...
Et puis, dimanche soir, j'ai reçu aussi un com de Clo , une copinaute qui fait de délicieuses photos, pleines de charme et de poésie. Elle aussi a touché de près la bonne réponse...
Vous êtes vraiment très fortes les filles. Bravo !

En tout cas je me suis beaucoup amusée des écureuils (que j'adore), des pattes de lapin, de furets (échappés de chez Vivi), des roues de tracteur (oups ! lunettes obligatoires... ;-)), et de toutes les petites bêtes que vous avez imaginées traîner dans la poudreuse.
Mais j'ai été très inquiète aussi de certains coms qui étaient ... euh... comment dire.... euh... stupéfiants...!!!
En effet Chic, Vivi et Midolu semblent avoir quelques accointances avec la blanche... Ils parlent beaucoup de sniffer.... C'est bizarre.... et, le pire, c'est que cela semble contagieux... Il n'y a qu'à lire le com de Josette qui déraille un peu... ou celui de Lorraine qui a cru voir un chien qui boîte, un lapin avec un pansement...ou des empreintes de taupe... Dois-je m'inquiéter aussi... ????  ;-)))

Mais, j'ai été déçue aussi ... Personne n'a imaginé qu'il pouvait s'agir de l'empreinte de mes petits pieds légers et aériens pour une danse hommage à la neige immaculée....  Snifff !  (Tiens, ça y est, j'suis contaminée à mon tour...) ;-)))

Enfin, vous allez être déçus aussi... Rien de bien romantique dans ces traces....

Voici donc, à la demande générale... ;-) la photo dans son entier....

Eh oui,  il ne s'agissait pas de marques au sol....
Ces traces ont simplement été faites par les petits paquets de neige qui se sont détachés de la ligne électrique au-dessus du bâtiment et sont ensuite tombés dans la poudreuse.

En plus de Astheval, Koka et Clo, je donnerai une mention spéciale à Lmvie, Dame de Choeur et Christineeee qui ont vu dans ces empreintes des signes cabalistiques ou de calligraphie chinoise...
Je trouve l'idée magnifique.

D'ailleurs, après avoir consulté un traducteur pas tenté (euh... patenté veux-je dire ;-)), la traduction de ces signes s'avère être :

"UN GRAND MERCI ET UN GRAND BRAVO À VOUS TOUS !"

jeudi 2 décembre 2010

Enigme en pays blanc

L'inspiration me manque en ce moment....
J'ai donc choisi de tester la votre pour résoudre une petite énigme....


J'ai rencontré ce bel animal au cours d'une balade cet après-midi.... La jolie chienne jouait dans la neige y laissant de multiples traces...

Traces, empreintes... Les marques ne manquent pas sur la poudreuse....



Alors, à vous de jouer maintenant....

Qu'est-ce que c'est que ça que c'est ....????? 

;-)